Inhibition, Journal of Osteopathy October 1900 – Traduction

Traduction par bibi de l’article Inhibition, tiré du Dr A.T. Still’s Department, dans le Journal of Osteopathy d’Octobre 1900. Cet article est une traduction uniquement, et non l’opinion du traducteur. Il peut-être intéressant de tenir compte du contexte de l’époque lors de la lecture.

Inhibition

La définition physiologique de l’inhibition par Webster est l’arrêt ou le ralentissement d’une action déjà présente, une restriction de la fonction d’un organe ou d’un agent, comme un liquide digestif ou un ferment, etc., par exemple l’inhibition du centre respiratoire par le nerf pneumogastrique ; l’inhibition des réflexes, etc. Inhiber est un terme largement utilisé par les ostéopathes. De nombreux mots transmettent la même signification, tels que mouvement (movement), mouvement (motion) et action, puis des mots qualificatifs tels que rapide, vif, plus rapide, lent, et ainsi de suite. Dans la pratique de l’ostéopathie, inhiber signifie simplement arrêter temporairement l’écoulement du sang artériel ; puis, si nous passons à la veine, nous arrêtons ou inhibons l’écoulement veineux, la même règle de pression arrêtera le courant de fluides électriques, magnétiques ou vitaux entre le cerveau, le cœur, les poumons, les intestins, l’utérus ou les membres. L’inhibition est naturelle lorsqu’une pression est suffisamment grande pour mettre une côte ou un os en tension de manière à étirer ou tendre un ligament assez pour que l’os se déplace de sa place ou position naturelle d’un millième de pouce. Ici, au niveau de l’os, vous devriez apprendre votre leçon la plus précieuse, lorsque vous voyez que tous les muscles et ligaments ont leur origine sur un os et s’insèrent sur un autre os, et que des milliers de nerfs les plus fins se mêlent et passent avec la moelle épinière pour vivifier et être alimentés par ce grand tronc d’approvisionnement, alors vous êtes prêt pour la première fois de votre vie à savoir ce que signifient ces mots latins et autres, “Inhiber”, “arrêter”, “suspendre”, “prohiber” et ainsi de suite jusqu’à la fin des synonymes. Le grand objectif de l’ostéopathie n’est pas d’inhiber mais d’interdire tout retard supplémentaire du sang vers les parties blessées, échec directement attribuable à l’ossature du système. Souvenez-vous que le cerveau est la principale source de force vitale, et que tout le cerveau et la moelle épinière sont enfermés dans des os, aucun ligament, os, muscle ni organe ne peut obtenir un atome de force ou de mouvement d’aucun endroit sauf de l’intérieur des parties osseuses. Ainsi, nous devons chercher une connaissance approfondie des pouvoirs de vie qui y sont contenus, et les changements de température, de saisons et de conditions atteignent les nerfs constrictifs à la périphérie et au centre, provoquant la contraction de tous les muscles de la longueur du cou et de la colonne vertébrale, si puissamment qu’ils tirent une vertèbre contre une autre ou coupent les nerfs intercostaux en forçant les côtes contre la vertèbre par une telle constriction qu’elles se trouvent sous la main d’un observateur bien formé pour être anormales en position, et hors du processus transverse à l’articulation costo-vertébrale, nous avons alors une grande douleur dans la plèvre et les poumons par le sang veineux. Une question : qu’est-ce qui a arrêté le sang, ou pourquoi a-t-il été entravé dans les veines des poumons et de la plèvre en chemin vers le cœur ? Était-ce par constriction des muscles autour des veines ? Si tel est le cas, quelle partie de la moelle épinière a été comprimée par de tels muscles contractiles ? Ensuite, si le problème vient d’une perte de force nerveuse pour atteindre les poumons, la plèvre ou tout autre organe, ne serait-il pas sage de déverrouiller les portes au niveau du cou et de la moelle épinière et d’inonder les champs desséchés avec les eaux de la vie ? Nous parlons beaucoup de stimulation et d’inhibition et pensons comme le masseur, qu’il a trouvé une condition sine qua non pour toutes les maladies, jusqu’à ce qu’il se familiarise davantage avec les os, ce qui est en eux et comment obtenir ce courant sans faire de mal à son patient. Je dirai comme Samson autrefois, donnez-moi l’os et je tuerai les Philistins de la maladie, même s’il s’agit de l’os d’un âne.

Texte d’A.T. Still dans Journal of Osteopathy 10/1900
Traduction par Jules Rampal

Photos ajoutées par le traducteur. À gauche, Samson et la mâchoire d’âne d’Ivan Tchernov

Traductions venant du même Journal of Osteopathy :
Souvenez-vous que vous êtes un ostéopathe, et non un médecin


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