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Comment l’ostéopathie a été développée, Journal of Osteopathy Août 1904 – Traduction

Traduction par bibi de l’article How osteopathy was evolved, écrit par A.T. Still, dans le Journal of Osteopathy d’Août 1904. Cet article est une traduction uniquement, et non l’opinion du traducteur. Il peut-être intéressant de tenir compte du contexte de l’époque lors de la lecture.

Comment l’ostéopathie a été développée.

Pendant les premières années de ma carrière en tant que médecin, j’ai du rencontrer et dépasser de nombreux obstacles dans le contexte qui existait alors. J’étais toujours à la recherche d’une meilleure méthode, et il y a trente ans, j’ai pris comme sujet d’étude la forme et le fonctionnement du corps humain. Bien que j’étais aussi bien instruit en anatomie que n’importe quel autre médecin, je me suis rendu compte qu’en réalité ma connaissance à ce sujet était limitée. Je savais qu’il y a 206 os dans la structure (framework) humaine. Chaque os a deux extrémités et autant d’articulations. J’en savais un peu sur comment un os est articulé avec un autre. Je regardais l’homme comme une machine qui était dirigée par une force que nous appelons la vie. Je savais que si une hanche est disloquée et que le fémur est maintenu hors de son articulation, on aurait une démarche anormale, vacillante. Je savais que le moyen de corriger cela était de remettre le fémur en place dans son articulation. Aussi longtemps qu’il reste hors de l’articulation (socket), l’homme ne peut marcher proprement et présente une démarche anormale lorsque qu’il se déplace

J’ai commencé à penser que si une hanche disloquée dérange la démarche d’un homme, que pouvons nous attendre de sa manière de fonctionner avec la tête de l’humérus abaissée sur les vaisseaux et les nerfs du creux axillaire ? Pourrions nous espérer une action ou une condition normale de ce bras ? Quels pourraient être les effets produits par le fait de pousser une clavicule au niveau de son articulation avec le sternum contre les nerfs et les vaisseaux sanguins de la partie antérieure du cou ? Est-ce que cela produirait un élargissement de la glande thyroïde par pression sur les veines thyroïdes, causant ce que nous appelons communément un goitre ? Est-ce la cause du sang et des autres fluides détenus dans la glande thyroïde et est-ce que son élargissement est causé par le sang veineux ne pouvant revenir au cœur?

De la même manière, j’ai examiné les relations osseuses dans quelques cas de goitre – goitres simples comme exophtalmiques.

Dans chaque cas j’ai retrouvé une dislocation presque complète de la clavicule, l’extrémité interne sur les vaisseaux sanguins du cou et l’extrémité externe en avant et séparée du processus acromial; il y avait également en général l’une ou les deux premières côtes fortement poussées vers l’arrière en dehors de leurs articulations avec la colonne vertébrale. J’ai replacé les côtes et les clavicules dans leurs positions normales, la stagnation des fluides s’est arrêtée et l’élargissement de la glande thyroide a disparu. Je ne me suis pas arrêté à une seule expérience, mais j’en ai fait plusieurs. Dans les cas de goitre exophtalmiques j’ai replacé (adjust) les dorsales hautes, et à ma surprise, en quelques jours ou semaines, lorsque le travail a été bien fait, les yeux sont redevenus normaux, le (soulèvement parasternal?) et le goitre ont disparus. J’étais fier de savoir que ma philosophy pouvait se démontrer dans tous les cas de goitre par une réduction de la tumeur et la disparition des symptomes de détresse.

Dans les sciatique rhumatismale, j’ai trouvé que l’obstruction de la circulation sanguine est la cause de la douleur et de la souffrance de la partie basse de la colonne et des membres. Dans chaque cas j’ai trouvé une subluxation ou une dislocation de la tête du fémur; ou bien l’un voir les deux os iliaques hors de leur articulation avec le sacrum. Cela réduit le sujet de la sciatique rhumatismale a des faits démontrables liés à des variations retrouvées dans les os et les muscles.

En effectuant ces expériences, j’ai découvert que les variations retrouvées au niveau des côtes sont responsables de l’asthme. J’ai replacé (adjust) les côtes, l’asthme a disparu. C’était simplement un effet de l’articulation anormale des côtes avec les processus transverse de la vertèbre.

J’ai trouvé que la cause des maux de tête et de la névralgie fasciale est aussi simple que cela. Celle-ci peut-être retrouvée au glissement d’une ou plusieurs vertèbres cervicales ou bien à la subluxation de la tête des premières côtes, qui coupe le flux ascendant de l’artère vertébrale et le drainage veineux du cerveau.

J’ai continué mon exploration du corps humain. J’ai disséqué pour me familiariser avec la forme et la fonction de chaque organe, leur approvisionnement et leur drainage. J’ai essayé de me familiariser avec les processus mécaniques et physiologiques de l’ensemble du corps et je suis heureux de dire que j’ai trouvé et répétitivement démontré que le corps est une machine et peut faire valoir toutes ses réclamations de santé dans les mains d’un homme ou d’une femme qui connait le normal et l’anormal. Pour moi il n’y a plus de débat; si j’échoue à obtenir les résultats désirés, je peux dire honnêtement que mon ignorance est responsable de mon échec et non la capacité du corps à faire valoir l’intelligence de son architecte et contructeur.

Texte d’A.T. Still dans Journal of Osteopathy 08/1904
Traduction par Jules Rampal

Traductions d’articles venant du même Journal of osteopathy :
Temps nécessaire pour acquérir les principes fondamentaux de l’ostéopathie


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